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ORIGINE
DE LA NOMINATION:
VELOURS, subst. masc. A. − 1.
INDUSTR. TEXT. Étoffe de coton, laine,
soie, etc. qui présente généralement à l'envers une surface mate et
lisse, à l'endroit une surface lustrée et moelleuse, formée de poils
courts, dressés, serrés. Les garde-robes où bouffent les taffetas,
où craquent les satins et les velours si
doux à manier (Mirbeau, Journal femme ch., 1900, p. 255).
Les velours sont des tissus recouverts de
poils courts et serrés qui masquent complètement l'armure de fond,
toile ou sergé, visible seulement à l'envers du tissu (...).
Les poils sont formés par des boucles
fixées sur les fils de chaîne (velours de soie) ou sur les fils de
trame (velours de coton) et coupées ensuite (Blanquet, Techn. mét.
habill., 1948, p. 104). SYNT.
Velours cerise, cramoisi, écarlate, grenat,
gris, jaune, marron, olive, pourpre, rose, sombre, violet; velours
brodé, éraillé, usé; beau, gros velours; bordé, couvert, drapé,
garni, habillé, recouvert,
tendu, vêtu de velours; velours de laine;
velours des fauteuils; bande, morceau, pièces de velours. − [Le
velours comme symb. de luxe, d'apparat] Rois! la bure est souvent
jalouse du velours. Le peuple a froid l'hiver (Hugo, Chants
crépusc., 1835, p. 90). Quoiqu'à vos habits on puisse reprocher Un
luxe un peu trop grand, car le velours est cher! (...), moi, je
porte Du drap (Dumas père, Alchimiste, 1839, i, 6, p. 223). ♦ Loc.
proverbiale. [À propos de qqn qui fait étalage de richesse mais
économise sur sa nourriture] Habit de velours, ventre de son. (Dict.
xixe et xxe s.).
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